La Philosophie est Passée au Christ

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Comment se fait-il que depuis Socrate et Platon, il n’y ait plus de grands philosophes ? Les hommes ont-ils cessé d’aimer la sagesse ? C’est une question sérieuse et je dirai à la fin de ce texte pourquoi je pense que c’est le cas .

Pour Socrate, et Platon son disciple, la philosophie ne consistait pas à jongler avec la pensée et à trouver des théories originales ou intéressantes. Il s’agissait plutôt de rechercher la sagesse de toutes ses forces, et ce durant la vie entière, quoi que cela puisse coûter. Pourquoi cette recherche si assidue ? Qu’y a-t-il dans la sagesse qui soit si digne d’être recherché ? Le Livre de la sagesse nous éclaire :
« Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils. » (Sg 7, 22-23). Avec des attributs comme ceux-là, on comprend mieux pourquoi les hommes la recherchent. Sans doute ceux qui y ont gouté une fois plus que tous les autres. Il s’agit bien de favoriser l’esprit, lui donner une part plus importante qu’à la chair. Et cela ne peut se faire sans une pratique conforme à cet esprit. C’est comme un art, si on cesse de le pratiquer, on régresse, on ne peut pas rester immobile, soit ont fait des progrès, soit on perd ce qu’on a acquis.

Mais relisons le Chapitre 7 de la Sagesse en entier (dans une autre traduction) :

1″ Je suis moi-même un mortel, semblable à tous et descendant du premier qui fut formé de terre.

2 J’ai été formé quant à la chair dans le sein de ma mère, pendant dix mois prenant consistance dans le sang, par la semence de l’homme, durant le repos du sommeil.

3 Moi aussi, à ma naissance, j’ai respiré l’air commun à tous, je suis tombé sur la même terre, et, comme celui de tous, mon premier cri fut un gémissement.

4 J’ai été élevé dans des langes et avec des soins infinis.

5 Aucun roi n’a eu un autre commencement d’existence.

6 Il n’y a pour tous qu’une seule manière d’entrer dans la vie et d’en sortir.

7 C’est pourquoi j’ai prié, et la prudence m’a été donnée; j’ai invoqué, et l’esprit de sagesse est venu en moi.

8 Je l’ai préférée aux sceptres et aux couronnes, et j’ai estimé de nul prix les richesses auprès d’elle.

9 Je ne lui ai pas égalé les pierres les plus précieuses, car tout l’or du monde n’est auprès d’elle qu’un peu de sable, et l’argent, à côté d’elle, doit être estimé comme de la boue.

10 Je l’ai aimée plus que la santé et la beauté; j’ai préféré la posséder plutôt que la lumière, car son flambeau ne s’éteint jamais.

11 Avec elle me sont venus tous les biens, et des richesses innombrables sont dans ses mains.

12 Et je me suis réjoui de tous ces biens, car la sagesse les amène avec elle; j’ignorais pourtant qu’elle en était la mère.

13 Je l’ai apprise sans arrière-pensée, et je ne cache point ses trésors.

14 Car elle est pour les hommes un trésor inépuisable; ceux qui en usent ont part à l’amitié de Dieu, à qui les recommandent les dons acquis par l’instruction.

15 Que Dieu me donne d’en parler comme je le voudrais, et de concevoir des pensées dignes des dons que j’ai reçus! Car c’est lui qui conduit la sagesse, et qui dirige les sages.

16 Nous sommes dans sa main, nous et nos discours, et toute la prudence et le savoir-faire.

17 C’est lui qui m’a donné la véritable science des êtres, pour me faire connaître la structure de l’univers, et les propriétés des éléments,

18 le commencement, al fin et le milieu des temps, les retours périodiques du soleil, les vicissitudes des temps,

19 les cycles des années et la position des étoiles,

20 la nature des animaux et les instincts des bêtes, la puissance des esprits et les raisonnements des hommes, les différentes espèces des plantes et la vertu des racines.

21 Tout ce qui est caché et à découvert, je l’ai appris;

22 car la sagesse, ouvrière de toutes choses, me l’a enseigné. En elle, en effet, il y a un esprit intelligent, saint, unique, multiple, immatériel, actif, pénétrant, sans souillure, infaillible, impassible, aimant le bine, sagace, ne connaissant pas d’obstacle, bienfaisant,

23 bon pour les hommes, immuable, assuré, tranquille, tout-puissant, surveillant tout, pénétrant tous les esprits, les intelligents, les purs et les plus subtils.

24 Car la sagesse est plus agile que tout mouvement; elle pénètre et s’introduit partout, à cause de sa pureté.

25 Elle est le souffle de la puissance de Dieu, une pure émanation de la gloire du Tout-puissant; aussi rien de souillé ne peut tomber sur elle.

26 Elle est le resplendissement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, et l’image de sa bonté.

27 Étant unique, elle peut tout; restant la même, elle renouvelle tout; se répandant, à travers les âges, dans les âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.

28 Dieu, en effet, n’aime que celui qui habite avec la sagesse.

29 Car elle est plus belle que le soleil, et que l’arrangement harmonieux des étoiles. Comparée à la lumière, elle l’emporte sur elle;

30 car la lumière fait place à la nuit, mais le mal ne prévaut pas contre la sagesse. »

Nous voyons ici combien elle est désirable, au point d’être assimilée à Dieu. C’est ici que nous arrivons au point qui nous intéresse, à savoir que le Christ est la sagesse personnifiée de Dieu.
Depuis la venue du Christ, la parole de Sagesse a été répandue, et elle a permis d’identifier les vrais sages : ceux qui croient en cette parole unique venue d’en haut. Les sages philosophes ayant précédé le Christ avaient de grands mérites, car ils avaient entrevu la réalité grâce à leur vie dédiée à la sagesse. Mais la venue du Christ a apporté la sagesse éternelle, totale et immuable, il n’y a plus à la chercher. Elle est là ! Il faut juste écouter sa parole et se mettre à son école. Ceux qui suivent le Christ savent qu’ils ne trouveront pas de plus haute sagesse.

Voici ce qui est dit dans l’Évangile selon Jean au chapitre 6 :
« Jésus donc dit aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu… »
Si depuis Socrate et Platon nous ne voyons plus de grands philosophes, c’est que nous n’avons pas cherché au bon endroit. Nous avons prétendu trouver la sagesse en dehors du Christ. Les vies des saints témoignent de cette sagesse à toutes les pages. A commencer par les Évangiles eux-mêmes et les Actes des Apôtres : Nous y trouvons des cas innombrables de personnes qui entendent la parole du Christ. Et ils ont toujours le choix de la suivre ou de ne pas la suivre. En lisant la Bible, nous comprenons vite quel est le bon choix.

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