Pourquoi miser sur l’électrique est un mauvais pari.

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La récente augmentation du prix de l’essence du gasoil est du jamais vu en France. L’excuse est toute trouvée : c’est en vue de réduire l’empreinte écologique. Mais il s’agit en fait de faire un cadeau aux investisseurs qui refusent de s’engager s’ils ne trouvent pas que le marché soit profitable. Alors qu’habituellement la transition se fait naturellement, ici tout est forcé. Ceci à pour conséquences que le coût de l’opération sera infiniment plus grand, et le consommateur risque encore une fois d’être pris pour un pigeon.

Lorsqu’on prend en compte les émissions causées par l’aviation commerciale et les éruptions volcaniques, il apparaît que l’impact causé par les conducteurs qui utilisent quotidiennement leur véhicule pour se rendre à leur lieu de travail est vraiment minime. Mais si le gouvernement nous sort l’excuse de l’empreinte écologique, c’est que c’est la dernière excuse à la mode. On est écologique quand ça nous arrange. Lorsqu’il s’agit de prendre un jet privé pour se rendre de l’autre côté du monde, le prétexte est plutôt la nécessité d’aller vite pour être efficace. De plus, les plus lésés dans cette affaire sont les particuliers les plus pauvres, qui n’ont pas d’autre solution que de prendre leur voiture pour se rendre à leur lieu de travail. Et également les petites entreprises, dont l’augmentation des coûts de déplacement et de transport de marchandises ont un impact désastreux sur la trésorerie.

Il a été démontré par ailleurs que le développement de moteurs électriques ne fait que déplacer le problème de la pollution et ne le règle en rien. Sans parler du recyclage des batteries, paramètre totalement occulté, et pour cause, nous n’avons aucune idée de comment faire. Mais nous comptons sur une hypothétique découverte de la solution.

Puisqu’il apparaît que la réduction de l’impact écologique n’est qu’une excuse, il nous faut nous interroger sur le pourquoi de cette augmentation encore jamais enregistrée. J’y vois deux causes principales : D’une part le fait qu’on ne paye pas d’impôts sur les revenus de 2018, et d’autre part le cadeau fait aux investisseurs qui est de favoriser par le moyen de la loi une transition qui autrement ne se ferait pas, car il est trop tôt. A propos des impôts, je n’en parlerai pas ici, sauf pour dire qu’il s’agit encore d’un racket à grande échelle sous l’œil bienveillant de nos gouvernants.

Pourquoi risquer de l’argent sur un nouveau marché, si on peut, grâce à l’aide discrète du gouvernement, retirer complètement le facteur risque à cet investissement. En effet, l’engagement du gouvernement dans cette « transition énergétique », qui nous présente les dangers du réchauffement climatique, la pollution, les dégâts des particules fines sur la santé… d’une manière digne des plus grands complotistes, n’est pas, à mon avis, dénuée d’intérêts. Sinon comment expliquer cet acharnement et ce rabattage continuel. Il n’y a pas de cadeaux en politique, pas plus que dans le commerce d’ailleurs, si tu veux avoir quelque chose, il faut donner quelque chose en échange. En augmentant le prix de l’essence et du gasoil de manière si importante, on rend l’électrique attractif. Non qu’il le soit vraiment, mais il peut le devenir grâce à une communication efficace.  C’est un nouveau marché, et pour se développer, il faut créer la demande. Si on ne peut pas rendre l’électrique intéressant, au moins retirons son intérêt au thermique. En même temps que l’on crée le besoin, on assure à ce marché un démarrage accéléré.

Tout le monde connaît la courbe des précédentes transitions énergétiques, du bois vers le charbon, du charbon vers le pétrole, du pétrole vers le nucléaire… Les changements survenaient quand les différents acteurs étaient prêts. En général, les investisseurs sont les derniers à intervenir. Il faut d’abord que la technologie pour développer la nouvelle énergie soit mure, autrement dit que son développement lui ait fait atteindre un stade où elle est devenue rentable et aussi où on a réfléchi à toutes les infrastructures qui doivent l’accompagner. Tout ceci bien sûr avec une étude très précise des coûts. Comment croire qu’on veut en même temps développer la circulation à l’électrique et démanteler les centrales nucléaires ? Ceci n’a tout simplement pas de sens. Ici nous avons plusieurs éléments qui s’opposent au succès de ce projet : la technologie n’est pas mure. On n’a pas assez réfléchi aux infrastructures. Les calculs des coûts et de l’impact écologique sont complètement fantaisistes. Bien sûr que c’est intéressant pour les investisseurs, car les risques sont pris en charges par les impôts des citoyens. Mais une fois qu’on se sera rendu compte de la supercherie, tout s’écroulera et alors on cherchera de vraies solutions, et pourquoi pas l’hydrogène ? Oui, l’hydrogène ne suit pas le même chemin que l’électrique, il n’y a pas pour lui le même engouement, mais la technologie murit et ceux qui savent voient en lui une vraie alternative.

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